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L'onduleur hybride Deye (couvrant les gammes monophasées SUN-3K à 8K-SG04LP1-EU et leurs équivalents triphasés) ne doit pas être considéré comme un simple convertisseur de courant continu en courant alternatif. Du point de vue de l'ingénierie système, il s'agit d'un contrôleur de micro-réseau décentralisé, capable d'orchestrer des flux d'énergie complexes entre de multiples sources et charges.
« Contrairement aux onduleurs de chaîne conventionnels (String Inverters) qui opèrent selon une logique unidirectionnelle – des panneaux vers le réseau – l'architecture hybride du Deye repose sur une gestion matricielle des flux énergétiques. »
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L'architecture matérielle de l'onduleur s'articule autour de plusieurs bus de tension distincts, dont l'interaction est régie par les paramètres logiciels que nous analyserons ultérieurement. La maîtrise de ces bus est essentielle pour comprendre les implications physiques des réglages numériques.
Premièrement, le Bus DC Haute Tension est le point d'entrée de l'énergie photovoltaïque. Les trackers MPPT (Maximum Power Point Tracking) connectés à ce bus ont pour fonction d'ajuster l'impédance d'entrée pour extraire la puissance maximale des chaînes de modules PV. Selon le manuel, la plage de tension MPPT s'étend généralement de 150V à 425V. Une configuration incorrecte des chaînes PV (strings) qui sortirait de cette plage rendrait les algorithmes MPPT inefficaces, indépendamment des réglages logiciels de l'onduleur.
Deuxièmement, le Bus DC Basse Tension (48V) constitue l'interface critique avec le stockage électrochimique. C'est un point de conception singulier des onduleurs Deye résidentiels (contrairement aux systèmes haute tension type HV). Ce bus fonctionne généralement entre 40V et 60V. La conversion entre le Bus Haute Tension (PV) et le Bus Basse Tension (Batterie) implique des convertisseurs DC-DC bi-directionnels (Buck-Boost) dont l'efficacité et la sécurité dépendent directement des paramètres de courant et de tension définis dans le menu "Battery Setting".
Troisièmement, le Bus AC est segmenté physiquement en trois ports distincts, chacun ayant un rôle et un comportement électrique spécifique défini par le micrologiciel :
Le Port GRID : Il s'agit d'une interface bidirectionnelle synchronisée avec le réseau public. C'est par ce port que l'onduleur importe l'énergie manquante ou exporte les excédents. Sa gestion est soumise à des codes réseaux (Grid Codes) stricts pour assurer la sécurité et la stabilité du réseau public.
Le Port LOAD (Backup/UPS) : Ce port est conçu pour fonctionner en mode "îloté". En présence du réseau, il est alimenté via un relais de dérivation (bypass). En cas de coupure, l'onduleur bascule en quelques millisecondes (généralement moins de 10ms, bien que le réglage "Backup Delay" puisse l'ajuster) pour générer sa propre tension et fréquence.
Le Port GEN (Smart Port) : C'est sans doute l'interface la plus polyvalente de l'écosystème Deye. Électriquement, c'est un port AC auxiliaire programmable capable de fonctionner soit comme une entrée (pour générateur ou micro-onduleur), soit comme une sortie (pour délestage de charges non critiques).
L'intelligence du système, et donc l'objet de ce guide de configuration, réside dans la capacité de l'utilisateur à définir les règles logiques qui gouvernent le transfert d'énergie entre ces nœuds physiques. Une mauvaise compréhension de cette architecture conduit invariablement à des configurations sous-optimales, où l'onduleur "lutte" contre ses propres paramètres, par exemple en chargeant la batterie depuis le réseau alors que le solaire est disponible, ou en coupant l'alimentation des charges critiques par manque de priorité définie.
Avant même d'aborder l'interface logicielle, il est impératif de comprendre que certains paramètres du Deye sont dictés par les réalités physiques de l'installation. Le logiciel ne peut pas compenser une insuffisance matérielle, mais il doit être configuré pour respecter les limites physiques des composants installés.
Le manuel utilisateur fournit des tableaux précis concernant les sections de câbles requises. Ces spécifications physiques ont une incidence directe sur les réglages de "Max Charge/Discharge Current" dans le menu batterie. Pour un modèle 5kW ou 6kW, les courants côté batterie peuvent atteindre des valeurs considérables, jusqu'à 135A pour le modèle 6kW.
Il est fréquent de voir des installations câblées en 25mm², ce qui est physiquement capable de supporter environ 100A sur de courtes distances. Cependant, si l'installateur laisse le paramètre par défaut de 135A dans le logiciel, il crée un risque d'échauffement excessif des câbles en cas de sollicitation maximale.
⚠️ RÈGLE CRITIQUE : La configuration logicielle doit être le reflet exact, voire conservateur, de la capacité physique des conducteurs. Si le câblage est dimensionné pour 100A, le paramètre logiciel "Max Discharge Current" ne doit jamais excéder cette valeur, quelle que soit la capacité théorique de la batterie ou de l'onduleur. Ignorer cette concordance entre le cuivre et le code est une cause fréquente de vieillissement prématuré des isolants et de déclenchements de protections thermiques.
De même, côté AC, les connexions Grid et Load nécessitent des câbles de 6mm² (AWG 8) pour les modèles 3.6kW à 6kW, avec des disjoncteurs recommandés de 40A. Le paramétrage des limites de puissance d'exportation ou d'importation ("Grid Peak Shaving") doit prendre en compte le calibre de ces protections. Si le disjoncteur en amont est de 32A, configurer l'onduleur pour tirer 40A depuis le réseau (pour charger la batterie et alimenter la maison simultanément) entraînera inévitablement une coupure par déclenchement du disjoncteur physique.
Le fonctionnement des modes "Zero Export" et "Solar Sell" repose intégralement sur la précision des mesures fournies par les transformateurs de courant (CT) externes ou les compteurs intelligents (Smart Meters). L'onduleur agit comme un système asservi : il mesure le flux au point de raccordement réseau et ajuste sa puissance pour atteindre une consigne (généralement zéro watt).
Une erreur physique fréquente est le mauvais positionnement ou l'inversion du sens du CT. Le manuel stipule que la flèche sur le CT doit pointer vers l'onduleur (ou vers la charge, selon la convention spécifique du modèle, souvent vers l'onduleur/maison). Si ce capteur est physiquement inversé, l'onduleur interprétera une consommation comme une injection (et vice-versa). Dans le logiciel, cela se traduit par un comportement erratique : plus la maison consomme, plus l'onduleur réduit sa puissance pour "arrêter d'exporter", ou inversement, il peut emballer le système en injectant massivement pour compenser une "injection négative". Bien que le logiciel permette parfois d'inverser la lecture via un paramètre, la bonne pratique d'ingénierie impose une installation physique correcte pour garantir la cohérence des données affichées.
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L'accès aux paramètres de l'onduleur se fait via l'écran tactile LCD intégré. Cette interface est la porte d'entrée vers le "cerveau" du système. La navigation commence généralement par l'icône d'engrenage qui ouvre le menu "System Setup".
Dans le menu "Basic Setting", le réglage de l'heure et de la date peut sembler trivial, mais il revêt une importance capitale dans un système de gestion énergétique. L'onduleur Deye s'appuie sur son horloge interne (RTC - Real Time Clock) pour exécuter les stratégies "Time of Use" (TOU).
« Il a été rapporté par la communauté technique que l'horloge RTC interne de certains modèles Deye peut subir une dérive temporelle significative, parfois de plusieurs minutes par jour. Si cette dérive n'est pas corrigée, elle décale progressivement les plages horaires de charge et de décharge. Après quelques semaines, l'onduleur pourrait commencer à charger la batterie sur le réseau à 8h00 du matin (tarif plein) en pensant qu'il est encore 5h00 (tarif creux). »
Pour pallier ce problème matériel, il est fortement recommandé d'utiliser la fonction "Time Sync" si l'onduleur est connecté à Internet via le dongle Wi-Fi. Cette fonction force l'onduleur à synchroniser son horloge avec le serveur NTP du cloud Solarman/Deye, garantissant ainsi que l'exécution des profils énergétiques reste calée sur la réalité tarifaire du fournisseur d'électricité. De plus, un horodatage précis est indispensable pour l'analyse post-mortem des incidents via les journaux d'erreurs (Event Logs).
Le système d'exploitation du Deye hiérarchise l'accès aux paramètres via différents codes de sécurité qu'il est crucial de connaître pour la maintenance :
Bien que moins critiques pour la sécurité système, ces paramètres améliorent l'expérience utilisateur et la maintenance quotidienne :
Le menu "Battery Setting" est le cœur névralgique de la gestion de l'autonomie. La configuration de cette section détermine la durée de vie des batteries, l'efficacité du système et sa capacité à répondre aux sollicitations de puissance. Une erreur ici est souvent la cause racine de pannes prématurées ou de "blackouts" inattendus malgré une batterie apparemment chargée.
Le premier choix fondamental se trouve dans l'onglet "Batt Mode". L'installateur doit choisir entre une gestion pilotée par la communication numérique ("Lithium") ou une gestion analogique basée sur la tension ("Use Batt V" ou "Use Batt %").
Le Mode Lithium (BMS) : C'est le standard industriel pour les batteries LiFePO4 modernes (Pylontech, Dyness, Deye SE, etc.). En sélectionnant ce mode et le code protocole approprié (ex: 00, 12), l'onduleur abandonne une partie de son autonomie décisionnelle au profit du BMS (Battery Management System) de la batterie. Via le câble CAN ou RS485, le BMS communique en temps réel ses contraintes : "Charge-moi à 53.2V maximum", "Ne dépasse pas 25A de courant de charge car je suis froide", ou "Arrête tout, une cellule est en déséquilibre". Dans ce mode, les réglages manuels de tension (Float, Absorption) deviennent secondaires ou sont grisés, car l'onduleur obéit aux valeurs dynamiques envoyées par le BMS.
Le Mode Tension (Use Batt V) : Ce mode est impératif pour les batteries au plomb (AGM, Gel) et pour les batteries Lithium "DIY" ou anciennes générations dépourvues de communication intelligente. Ici, l'onduleur devient le seul maître à bord. Il doit estimer le SOC en se basant uniquement sur la tension aux bornes de la batterie.
⚠️ PIÈGE DE L'IMPÉDANCE : Le problème majeur de ce mode avec le Lithium est la courbe de décharge très plate du LiFePO4 (la tension varie très peu entre 20% et 80% de charge). De plus, sous forte charge (ex: 100A), la tension chute artificiellement à cause de la résistance interne et de la résistance des câbles (Voltage Sag). L'onduleur peut lire "46V" et déclencher un arrêt d'urgence ("Low Batt Cut-off") alors que la batterie est encore à 40% de charge réelle. C'est pourquoi, en mode tension, il est crucial de paramétrer des seuils de coupure très conservateurs pour éviter des arrêts intempestifs sous charge.
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Les paramètres "Max A Charge" et "Max A Discharge" définissent les "robinets" d'énergie. Ils doivent être configurés en tenant compte de la contrainte la plus faible parmi trois facteurs :
Une règle de bonne pratique pour la longévité des batteries Lithium est de ne pas dépasser un taux de décharge de 0.5C (soit 50A pour une batterie de 100Ah) en continu, même si la fiche technique autorise 1C. Configurer le "Max A Charge" à une valeur trop élevée peut stresser les cellules et provoquer des déconnexions BMS pour surintensité. À l'inverse, une valeur trop basse bridera la capacité du système à absorber un pic de production solaire, perdant ainsi de l'énergie gratuite.
Trois paramètres définissent le comportement du système en fin d'autonomie : "Low Batt", "Shutdown", et "Restart". La confusion entre ces termes est fréquente, mais leur distinction est vitale pour la résilience du système.
Low Batt (Seuil de Préservation Réseau) : Ce paramètre (exprimé en % ou en V) définit le niveau en dessous duquel l'onduleur cesse d'utiliser la batterie pour l'autoconsommation lorsque le réseau est présent. C'est une réserve stratégique. Si vous le réglez à 20%, l'onduleur utilisera la batterie jusqu'à 20%, puis basculera sur le réseau pour alimenter la maison, gardant les 20% restants "au chaud" pour une éventuelle coupure de courant.
Shutdown (Seuil de Survie) : Ce paramètre est la limite absolue en mode hors réseau (Off-Grid). Si une panne de courant survient et que la batterie se vide jusqu'à ce seuil (ex: 10% ou 15%), l'onduleur coupe totalement la sortie AC (blackout total) pour sauver la batterie d'une décharge profonde destructrice. Il est impératif que Shutdown soit strictement inférieur à Low Batt.
Restart (Seuil de Réveil) : Après un événement de "Shutdown", l'onduleur est éteint (côté AC), mais son chargeur solaire reste actif. Dès que le soleil revient, la batterie se recharge. Le paramètre "Restart" définit le niveau (ex: 30% ou 40%) auquel l'onduleur accepte de rallumer la sortie AC.
Importance de l'Hystérésis : Il ne faut jamais régler "Restart" trop près de "Shutdown". Si Shutdown est à 15% et Restart à 16%, le système risque d'osciller (marche/arrêt) au lever du soleil : il redémarre à 16%, une charge (frigo) s'allume, la tension chute, il repasse sous 15% et coupe, etc. Une marge de 15% à 20% est recommandée pour garantir un redémarrage stable.
Dans l'onglet "Batt Set 2" (ou intégré au tableau "Time of Use" selon la version du firmware), l'utilisateur décide des sources autorisées pour la recharge.
Grid Charge : Par défaut, cette option devrait être désactivée pour maximiser l'autoconsommation solaire. Activer "Grid Charge" signifie autoriser l'achat d'électricité pour remplir la batterie. Cependant, dans une stratégie d'arbitrage tarifaire (achat en heures creuses, utilisation en heures pleines), cette fonction est essentielle lorsqu'elle est couplée au programmateur horaire.
Gen Charge : Ce paramètre autorise l'onduleur à utiliser l'énergie provenant du port GEN (Générateur) pour charger la batterie. Il est accompagné d'un réglage de courant spécifique (Ampères). C'est un point critique pour la protection du générateur : un groupe électrogène ne doit pas être chargé à 100% brusquement. Il est conseillé de limiter le courant de charge "Gen Charge" à une valeur qui, additionnée à la consommation de la maison, ne dépasse pas 70-80% de la puissance nominale du groupe pour éviter le calage du moteur.
C'est dans le menu "System Work Mode" que l'installateur définit la stratégie macroscopique de l'installation. C'est ici que l'on détermine si le système doit maximiser l'autonomie, maximiser les économies financières, ou se comporter comme un simple système de secours. Les nuances entre les modes sont subtiles mais ont des impacts financiers majeurs.
Le mode "Selling First" est conçu pour les marchés où le rachat de l'électricité est économiquement avantageux (Feed-in Tariff élevé) ou pour les systèmes sans stockage important. Dans ce mode, la logique de priorité est la suivante :
L'utilisateur peut brider cette injection via le paramètre "Max Sell Power". Par exemple, si le contrat de raccordement limite l'injection à 3kW sur un onduleur de 5kW, il est impératif de régler ce paramètre pour éviter des pénalités du gestionnaire de réseau.
Pour la majorité des utilisateurs résidentiels cherchant l'indépendance énergétique sans contrat de vente, les modes "Zero Export" sont la norme. Cependant, une distinction fondamentale existe entre deux variantes :
Zero Export to Load : Ce mode est souvent source de déception. Lorsqu'il est sélectionné, l'onduleur ne regarde que la consommation sur son port "Load" (Backup). Il ignore totalement ce qui se passe dans le reste de la maison (sur le tableau principal). L'onduleur va donc produire juste assez pour le frigo et les lumières secourus, et charger la batterie. Si le chauffe-eau est connecté sur le tableau principal, l'onduleur ne produira pas pour lui, même si les batteries sont pleines et qu'il y a du soleil. Ce mode est une solution de repli si aucun capteur de courant (CT) n'est installé.
Zero Export to CT (Le Standard) : C'est le mode optimal pour une maison entière. L'onduleur utilise le transformateur de courant (CT) installé juste après le compteur général pour mesurer la consommation totale de la maison (charges secourues + charges non secourues). L'algorithme de contrôle tente d'annuler la consommation mesurée par le CT en injectant la puissance exacte sur le port Grid.
« Interaction avec Solar Sell : Une configuration très populaire consiste à activer "Zero Export to CT" et à cocher la case "Solar Sell". Cela crée une logique hybride : l'onduleur compense toute la maison, charge les batteries, et s'il reste encore du solaire, il l'injecte sur le réseau (jusqu'à la limite Max Sell Power). C'est le réglage "tout-en-un" qui maximise l'usage du solaire. »
Ce réglage binaire change la destination du premier watt solaire produit le matin.
Le tableau "Time of Use" est l'outil de gestion fine qui permet de contourner les logiques par défaut. Il divise la journée en 6 plages horaires. Pour chaque plage, trois paramètres clés interagissent :
Power (Watts) : Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas la puissance de charge, mais souvent la limite de puissance de décharge autorisée pendant cette plage.
Batt (SOC %) : C'est le paramètre le plus mal interprété. Il ne signifie pas "Charger jusqu'à X %". Il signifie "Ne pas laisser le SOC descendre en dessous de X % tant que le réseau est présent".
Grid Charge : C'est l'autorisation explicite d'utiliser le réseau pour atteindre la consigne SOC de la plage. C'est indispensable pour charger la nuit en heures creuses (ex: 02h-06h, SOC 80%, Grid Charge ON).
Une confusion fréquente provient de l'interface PC (Solarman) qui place souvent les cases à cocher des jours de la semaine (Lundi, Mardi, etc.) sur la page "System Work Mode 1", alors que dans le manuel et sur l'écran de l'onduleur, cette fonction est appelée "Work Mode 4".
La Logique : Cocher un jour signifie "Appliquer le tableau TOU ce jour-là". Les jours non cochés : Si vous ne cochez pas le Dimanche, par exemple, le programme TOU (Time of Use) est désactivé pour toute la journée du Dimanche. L'onduleur retombe alors sur la stratégie générale définie dans "System Work Mode 1" (ex: Zero Export to CT + Load First). Il chargera la batterie dès qu'il y a du soleil et la déchargera dès qu'il y a de la demande, sans contrainte horaire et sans seuil de SOC minimum forcé (autre que le seuil de sécurité global "Low Batt").
Le port "GEN" est une spécificité technique qui distingue le Deye de nombreux concurrents. Il ne s'agit pas d'une simple entrée passive, mais d'un port bidirectionnel programmable via le menu "Gen Port Use". Il peut adopter trois identités distinctes, mutuellement exclusives.
C'est la fonction native du port. Elle permet de connecter un groupe électrogène comme source de secours tertiaire (après le Solaire et la Batterie). L'onduleur gère ici non seulement la puissance, mais aussi le démarrage du groupe via ses contacts secs ("Dry Contact" étiquetés G-Start/G-Valve, ou Grid Signal/Gen Signal). La fonction "Gen Force" permet, si activée, de forcer le démarrage du groupe indépendamment des conditions standards.
L'ingénierie système demande ici une attention particulière au dimensionnement : si le paramètre "Generator Input Rated Power" est réglé trop haut, l'onduleur peut demander une charge brutale qui fera caler le générateur (phénomène de surcharge transitoire). 🔗 Guide générateur
Dans ce mode, le port GEN change de direction : il devient une sortie AC capable d'alimenter des charges "poubelle" (dump load) ou non critiques, comme un chauffe-eau à résistance ou une pompe de piscine. L'intelligence réside dans les conditions d'activation paramétrables :
L'option "On Grid Always On" : Ce réglage subtil permet d'alimenter cette sortie en permanence quand le réseau est là, et de ne passer en mode "délestage intelligent" (conditionnel) que lors des coupures de courant. Cela garantit que l'eau chaude est disponible même s'il fait gris, tant que le réseau fonctionne.
Ce mode avancé permet de coupler un onduleur solaire existant (ou des micro-onduleurs) sur le port GEN. L'énergie injectée par ces onduleurs tiers est agrégée par le Deye, qui peut l'utiliser pour charger les batteries ou alimenter la sortie Load.
Le défi technique de ce mode est la gestion de la surcharge en mode hors réseau (Island Mode). Si le réseau coupe, que la batterie est pleine et que les micro-onduleurs produisent à fond, l'énergie n'a nulle part où aller. Le Deye ne peut pas communiquer numériquement avec un onduleur tiers pour lui dire de baisser sa production. Il utilise donc une astuce physique universelle : le Frequency Shifting (Décalage de Fréquence).
Le Deye augmente la fréquence du micro-réseau qu'il génère (passant de 50.0Hz à 51Hz, 52Hz, etc.). Le paramètre "AC Couple Fre High" définit la fréquence cible pour l'arrêt total. Les micro-onduleurs, détectant cette fréquence anormale (selon leur norme VDE interne), réduisent leur puissance (mode Droop) ou se coupent totalement. C'est un mécanisme de régulation robuste mais brutale. Une mauvaise configuration de ce seuil (ex: réglé trop bas) peut empêcher les micro-onduleurs de fonctionner, ou au contraire (réglé trop haut) empêcher leur coupure et provoquer une surtension DC dangereuse pour les batteries.
L'onduleur interagit avec le réseau public, ce qui impose des contraintes de sécurité strictes pour protéger les biens et les personnes.
Le paramètre "Grid Mode" n'est pas une simple formalité administrative. Il charge un ensemble complexe de paramètres (seuils de tension, temps de déconnexion, rampes de puissance) conformes à la législation locale. Utiliser "General Standard" au lieu de la norme spécifique (ex: VDE 0126, EN 50549) peut rendre l'installation non conforme et dangereuse pour les techniciens réseau (risque d'îlotage non détecté).
De plus, certaines normes activent des fonctions spécifiques comme le "Self-Check" pour la norme italienne CEI 0-21, qui lance une procédure de test automatisée des relais de protection (mot de passe pour lancer le test : 1234).
En régime de neutre TT ou TN, le neutre est relié à la terre au niveau du transformateur public. Lors d'une coupure réseau, l'onduleur ouvre ses relais pour s'isoler (Island Mode). Ce faisant, il coupe aussi le lien vers la terre du fournisseur. La sortie "Load" se retrouve alors en régime IT (neutre flottant) ou indéfini. Dans cet état, les disjoncteurs différentiels 30mA de la maison ne peuvent plus détecter correctement les fuites de courant, créant un danger mortel.
⚠️ SÉCURITÉ CRITIQUE : La fonction "Signal Island Mode" est la réponse de Deye à ce problème. Lorsqu'elle est activée, l'onduleur envoie un signal (sur un port dédié ou via un relais interne pour les triphasés) dès qu'il passe en mode îloté. Ce signal doit piloter un contacteur de puissance externe (souvent appelé contacteur de mise à la terre du neutre) qui relie physiquement le Neutre et la Terre du côté Load. Cela rétablit un régime TN-S temporaire, permettant aux protections différentielles de fonctionner. Ce paramétrage doit être réalisé en concertation avec un électricien qualifié, car une erreur de câblage ici peut provoquer un court-circuit franc au retour du réseau.
Les incendies d'origine photovoltaïque sont souvent causés par des arcs électriques série (mauvais contact dans un connecteur MC4). Les onduleurs Deye récents intègrent une fonction AFCI (Arc Fault Circuit Interrupter) logicielle.
En activant "Solar Arc Fault ON" dans le menu Advanced, le processeur de signal numérique (DSP) analyse en permanence le spectre de fréquence du courant DC. S'il détecte la signature caractéristique ("bruit" électrique) d'un arc, il coupe instantanément l'étage MPPT. C'est une fonction de sécurité passive qui ne coûte rien à activer mais peut sauver le bâtiment.
Cette fonction est un outil de gestion de charge (Load Management). Elle permet de définir une limite de puissance importée du réseau (ex: 6000W). Si la consommation de la maison dépasse ce seuil (ex: on allume tout le chauffage électrique), l'onduleur va combler la différence en puisant dans la batterie, agissant comme un "turbo" pour le réseau.
Cela permet de souscrire un abonnement électrique plus faible que la puissance de crête réelle de la maison, ou d'éviter de faire disjoncter le compteur principal lors des pics de consommation.
Même avec une configuration parfaite, des aléas surviennent. L'interface Deye fournit des outils de diagnostic essentiels.
Les codes d'erreur ne sont pas aléatoires ; ils pointent souvent vers des incohérences de configuration :
Le micrologiciel (Firmware) du Deye évolue. Des fonctions comme l'amélioration de la gestion MPPT ou des correctifs sur le "Time of Use" sont déployés via des mises à jour. Il est recommandé de vérifier les versions (HMI / Main) via l'écran "Device Info" et de procéder aux mises à jour via le dongle Wi-Fi si des instabilités sont notées.
« La configuration d'un onduleur hybride Deye est un exercice d'équilibre entre physique, sécurité et économie. Chaque paramètre, du simple réglage de l'heure aux seuils complexes de Frequency Shifting, interagit avec les autres pour former un écosystème cohérent. Une installation réussie ne se mesure pas seulement à la production solaire affichée, mais à la stabilité du système lors des transitions (coupures réseau, passages nuageux) et à la santé à long terme des batteries. En respectant la logique "Physique d'abord, Logiciel ensuite" détaillée dans ce rapport, l'utilisateur transforme son onduleur d'une simple boîte électronique en un véritable gestionnaire d'énergie intelligent et pérenne. »
Vérifiez ces 5 points critiques : 1) Time Sync activé pour éviter dérive horaire TOU, 2) Max Charge/Discharge Current ≤ limite câblage (ex: 100A pour 25mm²), 3) Mode Lithium (BMS) activé pour batteries modernes avec protocoles 00 ou 12, 4) CT orienté correctement (flèche vers onduleur/maison), 5) Hystérésis 15-20% entre Shutdown et Restart. Consultez l'écran "System Info" pour valider les paramètres actifs.
"Zero Export to Load" ne gère QUE les charges connectées au port Backup de l'onduleur (charges secourues). Il ignore le reste de la maison. "Zero Export to CT" gère TOUTE la maison en mesurant via le transformateur de courant installé au compteur général (charges secourues + non secourues). Pour une autoconsommation optimale de toute l'habitation, utilisez toujours "Zero Export to CT" avec un CT correctement installé.
C'est le phénomène de "Voltage Sag". En mode tension (Use Batt V), sous forte charge (ex: 100A), la tension aux bornes chute artificiellement à cause de la résistance interne de la batterie et des câbles. L'onduleur lit une tension basse (ex: 46V) et déclenche la protection "Low Batt Cut-off". Solutions : 1) Passer en mode Lithium (BMS) pour mesure SOC précise via communication CAN/RS485, 2) Augmenter section câbles (25mm² → 35mm²), 3) Baisser Max Discharge Current, 4) Régler Low Batt plus bas (mais attention sécurité batterie, ne pas descendre sous 10-15%).
Non, le port GEN est multifonction mais EXCLUSIF. Vous devez choisir UNE seule fonction dans le menu "Gen Port Use" : soit Generator Input, soit Smart Load Output, soit Micro Inv Input (AC Coupling). Pour avoir générateur ET délestage simultanément, il faut une installation avec câblage externe spécifique et commutation manuelle via contacteurs, ou opter pour un modèle d'onduleur avec ports dédiés séparés.
Exemple tarif typique Belge (22h-07h heures creuses) : Plage 1 (00h00-07h00) : SOC 90%, Grid Charge ON, Power 5000W → charge batterie depuis réseau en heures creuses. Plage 2 (07h00-22h00) : SOC 20%, Grid Charge OFF, Power 5000W → utilise batterie pour autoconsommation jusqu'à 20%, puis bascule sur réseau. Plage 3 (22h00-23h59) : SOC 90%, Grid Charge ON, Power 5000W → recharge début heures creuses. Cochez tous les jours de la semaine dans "Work Mode 4" pour activation continue. Pour weekend sans TOU : décochez Samedi/Dimanche.
Avec une configuration optimale (BMS activé, courants limités à 0.5C, SOC maintenu entre 20-90%, température contrôlée 15-25°C), les batteries LiFePO4 (Pylontech, Dyness, Deye SE) atteignent 6000-8000 cycles à 80% DOD (Depth of Discharge), soit environ 15-20 ans d'utilisation résidentielle avec 1 cycle/jour. Une mauvaise configuration (mode tension avec Voltage Sag, surcharge/décharges rapides >1C, décharges profondes régulières <10%, températures extrêmes) peut réduire drastiquement cette durée à 5-7 ans seulement.
Wattuneed SPRLRue Henripré 12, 4821 Andrimont, BelgiqueTél : +32 87 45 00 34 – info@wattuneed.comwww.wattuneed.com | Support technique
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